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Non, le profilage de sûreté ne doit pas être du profilage racial

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De toutes les mesures de protection de l’aviation civile, le profilage est décidément la plus mal comprise. Dès qu’un politicien ou un journaliste se penche sur la question, le terme est encore et toujours synonyme de « profilage racial ».

Cette incompréhension majuscule offre diverses déclinaisons. Par exemple, depuis plusieurs années, resurgit régulièrement une théorie saugrenue selon laquelle le profilage racial aurait parfaitement sa place dans les systèmes de sûreté de l’aviation civile dans les pays démocratiques.

L’attentat manqué du Vol 253 : acte criminel ou terroriste ?

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À propos de l’article Les leçons du Vol 253 – L’attentat manqué et la menace terroriste

J’ai compris que cet article pose le problème de l’évaluation de la menace selon qu’elle peut être qualifiée de criminelle ou  de terroriste. Le fait qu’un jeune homme de 23 ans ait attenté à la vie de 289 personnes, à sa propre vie et sans tenir compte de l’ampleur qu’un tel dégât aurait eu lui confère-t-il le statut de terroriste ou tout simplement de criminel ?

Le ministère israélien des transports prend une décision de sécurité… non sécuritaire

Terrorisme Le Jerusalem Post révélait la semaine dernière que le ministère des transports israélien venait de contraindre la compagnie nationale El Al d’annuler la centaine de vols charter directs entre le Nigéria et Israël prévus pour la période des fêtes de fin d’année. Et aucune autre compagnie israélienne ne sera autorisée à assurer la liaison.

Cette décision, prise au vu des renseignements du service de sécurité du ministère des transports, a pour but d’éviter tout attentat, un an après la tentative du Nigérian Umar Farouk Abdul Muttalab, le 25 décembre dernier, de faire exploser le vol 253 de la NorthWest Airlines entre Amsterdam et Détroit.

Ce sont ainsi 28 000 pèlerins chrétiens du Nigéria qui devront trouver une alternative pour se rendre en Terre Sainte. Outre l’impact économique sur l’industrie du tourisme, cette décision administrative s’avère doublement inquiétante du point de vue de la sureté d’Israël.

Tout d’abord parce que, paradoxalement, cette décision accroit le risque d’attentat (1). Ensuite, parce qu’elle constitue un indice majeur de la dérive bureaucratique de l’État israélien (2).

Les leçons du vol 253 – La faillite du système des bases de données du renseignement

Terrorisme Avant l'attentat manqué du 25 décembre 2009 contre le Vol Amsterdam-Détroit, la communauté américaine du renseignement avait collecté plusieurs informations pertinentes concernant l'implication terroriste d'Abdul Mutallab. Ce que l'on reproche principalement aujourd'hui à l'Administration, c'est son incapacité à relier les points (connecting the dots), à repérer et à arrêter Abdul Mutallab avant qu'il ne monte dans l'avion.

S'agit-il de nouvelles affres du cloisonnement entre les agences, quelques semaines après le massacre de Fort Hood (qui a mis en évidence le non-partage d'information entre l'Armée américaine et le FBI) ? Ou faut-il y voir un procès d'intention, diligenté par des politiciens médiatisés, spécialistes du "y-avait-qu'à-fallait-qu'on" ?

Après le 11 septembre 2001, la preuve fut faite que les agences de renseignement travaillaient en silo, sans partager l'information de sécurité nationale. On a alors instauré en 2005 l'Office of the Director of National Intelligence (ODNI) qui supervise les seize agences fédérales de renseignement. En son sein, a été créé le National Counter Terrorism Center (NCTC), dont la tâche est précisément de mettre en relation les informations pertinentes détenues par des agences différentes.

Mais en instaurant ces nouveaux organismes, l'Administration Bush a également créé un monstre bureaucratique qui a bien vite rendu inopérants les avantages techniques qu'aurait pu avoir ce changement majeur. L'affaire du vol 253 est symptomatique de cette bureaucratie.

Les leçons du vol 253 – L’attentat manqué et la menace terroriste

Terrorisme Le 25 décembre 2009, peu avant midi (HNE) à bord du vol 253 de Delta Airlines, un homme a tenté de faire détoner une charge explosive, quelques minutes avant l'atterrissage à Détroit (Michigan). À bord de cet Airbus A330, se trouvaient 289 personnes.

L'explosif n'a pas détoné mais s'est enflammé. Un passager assis à proximité s'est alors jeté sur l'individu. Aidé de membres de l'équipage, il a maitrisé le terroriste et éteint le feu. (…)

La tentative du 25 décembre pose un certain nombre de questions. À commencer par les circonstances de l'attentat du vol 253 et le contexte de la menace terroriste contre l'aviation civile.

Le terroriste du 25 décembre est un Nigérian de 23 ans, dénommé Umar Farouk Abdul Mutallab. Son coup d'éclat, bien que manqué, a bouleversé les états-majors politiques et les aéroports du monde entier.

Après avoir décrit le mode opératoire de l'attentat (1), on constate qu'il correspond à une menace déjà bien identifiée (2). Cette menace terroriste contre l'aviation civile – qui semble aujourd'hui manquer d'envergure – perdure toutefois dans les objectifs des organisations terroristes affiliées à Al-Qaeda (3). Une telle persévérance s'explique aisément, au vu de cet attentat qui, bien que manqué, n'en constitue pas moins une victoire pour les terroristes (4).